Folklores, superstitions et coutumes, partie 1

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Au risque de me répéter, il y a une pléthore de peuples différents autour des Mers de la Séparation. Dix-sept, en fait, si on les dénombre tous, mais en prenant certaines cultures tribales isolées, on explose ce chiffre. Et ce serait donc autant de mythes, légendes, folklores et rites à traiter, et raconter.

Nous allons donc nous intéresser à ce qui réunit les lossyans plutôt que ce qui les différencie dans ce domaine. La référence est donc toujours celle des peuples Conciliens, et sous l’influence de l’Eglise. Ce qui est logique : 85% des lossyans sont du culte de l’Eglise du Concile Divin, qui tolère fort peu toute autre forme de croyance que la sienne, et chasse à vue tout individu professant publiquement une autre religion.

Le folklore est donc issu de ce qui subsiste des mythes et cultes d’Avant le Long-Hiver, et de ce qui est né de l’interprétation populaire des Dogmes de l’Eglise. Le tout mâtiné de superstitions, et de tentatives de donner des explications à des phénomènes naturels -ou qui le sont moins- violents ou effrayants, qui sont plutôt légion, sur Loss.

Nous n’allons pas trier entre folklore, superstitions, et coutumes, mais par thème. La mort, la naissance, les hommes et les femmes, la nuit, le loss-métal, etc… Coutumes, rites et folklore se confondent bien trop pour pouvoir parfois les différencier. Ce sera nettement plus aisé, et intéressant, de parler des grands sujets de la vie des lossyans, pour voir ce qu’ils croient, et ce qu’ils font.

1- La mort, le voyage des âmes, & les rites funéraires

Pour les lossyans la mort n’est pas une chose qui se fuit, ou se renie. Tout le monde meurt, c’est le destin de toute vie. Et avec une espérance de vie moyenne de 38 ans, et une assez forte mortalité infantile, malgré une médecine qui parfois peut faire des prodiges, les lossyans y sont tous confrontés, et assez souvent.

Le regard à la mort :

Donc, les lossyans ne craignent pas du tout la mort comme nous, habitants de l’Occident du 21ème siècle. Ils la voient souvent, elle s’invite dans leurs foyers, les fauche dans leurs cités, les frappe au coin des forêts, ou prends son dû au gré des caprices de la mer. Si en avoir peur n’est pas rare, quelque part, tout le monde s’attends à la subir. Epidémies, maladies graves, accidents, décès infantiles, guerres et ravages sont le lot de leur vie. On en parle sans fard, on admet qu’elle peut frapper demain, et on considère donc de manière bien plus relative la valeur de sa propre existence, et de la vie des autres. Il faut bien mourir un jour, et parfois, il est bon de choisir le jour de mourir, pour un lossyan.

Ce qui fait aussi que les lossyans respectent la vie, et évitent de donner la mort gratuitement. Il y a bien assez de moyens de défunter pour ne pas en rajouter, par des actes barbares, stupides, ou inconsidérés. D’un autre coté, la mort leur étant plus commune, ils sont aussi plus aptes à prendre la décision de la donner par charité, ou nécessité. Pas plus pour un homme libre que pour un esclave ou un animal, le lossyan ne trouve vraiment choquant d’abréger une vie pour mettre fin à des souffrances. Et si tuer un adversaire si on a une alternative raisonnable leur parait déshonorant, ben si c’est une nécessité, ils le feront sans guère hésiter.

Que devient le lossyan à sa mort ?

Les hommes sont venus sur Loss depuis les Etoiles, tendent à croire tous les lossyans. Et à leur mort, c’est vers les étoiles que retourne leur âme. Le ciel de Loss est plongé dans une immense voie lactée très brillante de millions et de millions d’étoiles. C’est pour eux dans cette voute stellaire que résident leurs parents, leurs ancêtres, et leur proches. Mais pas tout le monde.

Loss est souvent percutée par des météorites, et strié de pluies d’étoiles filantes. Ce sont les âmes qui ont tentés de s’élever, et chutent depuis les astres. L’Eglise a appuyé l’idée que plus une âme a manqué de vertus, plus le poids de ses péchés immoraux et de ses crimes est pesant et la fait chuter d’autant plus fort. Ainsi, pour les lossyans une météorite s’écrasant sur Loss est le signe qu’une âme chargé de crimes et de péchés, ayant trahis toutes les vertus du Concile, est retombé au sol, incapable de rejoindre les étoiles. Et si elle provoque des désastres et des morts, c’est qu’elle était si hantée par la haine et la revanche contre les hommes vertueux, qu’elle a souhaité susciter ses derniers maux avant son anéantissement.

Il y a donc en l’espèce pour les lossyans un paradis. Les âmes des morts veillent sur les vivants depuis les cieux, et éclairent la nuit. Mais pas d’enfer. L’enfer, c’est la fin, le néant, la disparition de l’âme immorale et pécheresse. Et n’être plus rien, disparaitre, être effacé, est un concept effrayant pour les lossyans.

Les lossyans ne décrivent pas le paradis. Le Concile parle de la voute céleste seulement comme le lieu où les âmes des morts vertueux veillent sur les vivants, au pied des trônes du Concile Divin. Les plus brillantes étoiles sont celle des anciens dieux et des esprits, qui veillent eux aussi, sous la sage autorité du Concile. Mais cette dernière version est fort peu déclamée ou usitée publiquement, même si c’est dans un des Dogmes de l’Eglise. Le Concile ne renie pas les anciens dieux. Il en interdit le culte public et la dévotion. Mais il tend à les faire disparaitre et les effacer.

Les lossyans considèrent qu’une fois qu’ils sont asservis, leurs esclaves ne pourront accéder à une place dans les Etoiles. L’asservissement renie l’Honneur de celui qui est désormais esclave : il ne peut plus le défendre, ni le réclamer. Etant une possession, son honneur propre n’est rien, et appartient à son maitre, comme tout ce qu’il est. Ainsi défait de l’une des Trois Vertus, il ne peut briguer aucune place dans la voute céleste. C’est pour cela qu’il est rare que les lossyans usent de leurs rites funèbres quand un esclave décède. Il sera souvent enterré dans un coin, voire jeté aux ordures, pour être dévoré par les toshs.

Mais cela a aussi donné lieu à une coutume, pas si répandue, mais fort respectée : quand un esclave est proche de la mort, son maitre l’affranchit, avec cette phrase rituelle : « je te rends ta liberté, et ton honneur, puisse les ancêtres te donner place dans les Etoiles. » Ainsi donc, le laissant à son dernier souffle, ou abrégeant ses souffrances, le lossyan rends à l’esclave en quelque sorte ce qui constitue aux yeux des lossyans son humanité : ses vertus.

Les rites funéraires :

Les rites funéraires sont nombreux sur Loss, et là, difficile de donner une norme, même au sein des peuples Conciliens. Mais les lossyans considèrent que pour que l’âme puisse rejoindre les Etoiles, elle doit y être aidée, et encouragée, afin de faciliter son ascension. Le corps représente alors à leurs yeux un fardeau pour le défunt, qui risque de souhaiter y rester agrippé, et devenir un fantôme qui hantera le monde, sans pouvoir s’élever.

Les étéocliens, les hégémoniens, les habitants d’Allenys, et les teranchens pratiquent la crémation. Le défunt est mis sur un bûcher funéraire, et les restes sont le plus souvent éparpillés par le vent une fois qu’il ne reste que des cendres.

Les Athémaïs pratiquent eux-aussi la crémation, mais partielle. Ils brûlent les corps et prélèvent ensuite os et cendres, qui sont alors mis en urnes. Celles-ci sont conservées dans chaque maison, et quand une famille bâtit une nouvelle demeure, ou y emménage, l’urne est scellée dans les fondations ou les murs de la maison familiale. Ils conservent donc ces urnes longtemps. Leur contenu est parfois transvasé dans une urne familiale réunissant les restes de tous les défunts de la famille, qui est alors l’objet de convoitises entre ses membres.

Les Hemlaris, comme les Dragensmanns enterrent leurs morts, quand à eux. Mais si ces derniers ont donc des cimetières et sanctuaires où reposent leurs morts, la crémation est aussi un de leurs rituels, uniquement réservé aux hommes morts au combat dans de grands bûchers collectifs, et aux plus grands chefs de guerre. Quand aux Hemlaris, deux ans environ après la mise en terre, ils ouvrent les tombes dont ils prélèvent les ossements, qui seront alors déposés avec soin et art dans des catacombes. Chaque village a la sienne, mais aussi chaque grande famille aristocratique et chaque cité a sa nécropole. La famille Impériale a une véritable nécropole décorée d’ossements, et les plus riches clans rivalisent de luxe et de génie architectural pour leurs catacombes et nécropoles.

Il y a encore de nombreux autres rites funéraires : les En’ashas livrent leurs morts à la nature sauvage, le corps déposé sur une hauteur aux charognards. Les Ereh’beïm enterrent leurs morts en commun sous des sanctuaires sacrés, et les Jemmaïs font des tombes pour chacun de leurs défunts, y compris, fait rare, les enfants en très bas âge.

Dans les cultures conciliennes, et surtout chez les Etéocliens, et à Armanth, il est courant que toute maison est un petit autel dédié à ses ancêtres. Cet autel est le plus souvent une petite alcôve du salon, ou de la pièce à vivre, où trône le cercle blanc sur fond noir du Concile Divin, mais parfois un cercle d’argent suspendu. Au ses pieds, on y dépose offrandes simples, et souvenirs des défunts, que ce soit un simple bibelot ou bijoux, mais aussi ses armes, son armure, ou des portraits pour les familles les plus riches et/ou traditionalistes. Un détail notoire est que certaines familles armanthiennes ont cet autel, parfois une véritable pièce dédiée…. sans y avoir le moindre symbole du Concile. Ce qui n’est pas forcément bien vu, même des armanthiens eux-mêmes.

Enfin, on ne pratique pratiquement jamais ces rites funéraires, qui impliquent souvent cérémonies religieuses, fêtes, veillées, et venues de la famille et des proches, pour les enfants âgés de moins de trois ans, et les mort-nés. Et la plupart des lossyans considèreraient comme déplacé et indécent de le faire. Tant qu’un enfant n’a pas passé trois ans, les lossyans considèrent qu’il n’a pas de vertus, et pas plus d’humanité que n’en aurait un esclave, ou un animal. Malgré le fait qu’on tende à chérir les enfants sur Loss, la mortalité infantile assez élevée a crée cette coutume de refuser les honneurs funèbres aux jeunes enfants. Cela permet d’éviter de devoir faire subir à trop de monde le deuil d’un événement bien trop courant. Un enfant de moins de trois ans qui meurt sera donc inhumé, ou incinéré, de manière discrète et intime, et ses cendres laissés au vent. Tout juste pendant deux ou trois semaines, au plus, la famille aura-t-elle placé sur sa porte une bande d’étoffe noire pour prévenir les visiteurs que les résidents portent un deuil.

2- Les Hommes et les Femmes, la Famille et le Nom

Avant de poursuivre, il faut rappeler que l’un des Trois Vertus, la Terre, représente pour les lossyans l’Honneur, mais aussi les racines, et la famille.

Pour un lossyan, ce qu’il est, son identité, son humanité, en quelque sorte, est indissociable de sa famille et des siens. Un homme sans famille est dénué de protection, de refuge, de foyer. Sur Loss, cela veut dire qu’il doit survivre seul, et au premier grave problème de santé, qu’il ne peut compter sur personne. Et pire que tout, qu’une fois vieux, il mourra seul sans personne pour pratiquer les derniers rites funèbres.

La famille :

La notion de famille est assez large pour un lossyan en général. C’est le plus souvent ses parents et grands-parents, ses enfants, son mari ou son épouse, et ses frères et sœurs et leur famille. Mais pour des hommes sans famille de sang, ce peut être leur confrérie de métier, et les liens qui les unissent à leurs frères et sœurs de la même profession. Il n’est ainsi pas rare qu’un lossyan appelle un de ses amis proches « mon frère », et considère ce lien comme en effet fraternel. Un apprenti peut appeler son maitre « père » s’il n’en a pas, et le considérer ainsi comme tel. L’adoption familiale n’est que rarement affaire de papiers, mais de principes, d’honneur, et d’affection mutuelle. C’est ainsi qu’elle est alors reconnue par la société.

La société lossyane concilienne est patriarcale, bien que ne soit pas forcément la norme dans les cultures qui en sont pas sous le joug de l’Eglise. Mais la plupart du temps, le chef de famille est le père de famille. Et ses pouvoirs sur sa famille sont assez étendus, même si la coutume du pouvoir absolu sur les siens s’estompe d’autant que l’on descend vers le Sud et Armanth.

Mais pour un lossyan, ce sont le plus souvent les hommes qui décident dans la famille. Les femmes doivent se cantonner à donner avis, point de vue et conseils, tandis que ce sont les hommes qui ont l’autorité et le pouvoir de trancher la décision finale. Dans les cadres les plus traditionalistes, la femme n’a tout bonnement même pas le droit de discuter ou contester une décision, voire de donner son avis. Plus on va vers des régions progressistes, plus les femmes sont écoutés, considérés, et respectés, et plus il est coutumier que des femmes soient reconnus chef de famille. Mais cependant, même dans ces cas, par principe, si une femme dirige une famille, elle ne se présentera pas publiquement sous ce rôle sans un représentant masculin qui serve de caution à son rang : son époux, son fils, un de ses frères, par exemple.

Le seul cas unique qui fasse exception est celui des Femmes d’Epées. Encore que ces dernières préfèreront tout de même avoir une caution masculine, elles peuvent s’en passer, dans la mesure où elles s’affichent en armes, souvent vêtues à la masculine, et prêtes à répondre de leur Honneur (et de celui de leurs proches), du bras et de l’épée.

Les noms :

Les lossyans tiennent à leur nom : celui de leur famille, et leur prénom. Ils ne voient cependant pas la nécessité de déclarer leur nom de famille quand ils se présentent. La notion de « prénom » n’est pas la même que la notre. Ce qui identifie un lossyan dans ses relations et sa vie de tous les jours, que ce soit avec ses proches, ou professionnellement, est son prénom avant tout. Son nom de famille est employé souvent en conjonction avec le nom de son village, de sa ville, ou de sa confrérie ou guilde, dans le but de déclarer son identité complète à des inconnus en cas de nécessité. Ou pour déclamer son honneur familial devant une offense, ou face à l’ennemi.

Donc, souvent, les lossyans sont connus par leur prénom de naissance, et éventuellement un surnom. Le nom de famille est finalement usité le plus souvent pour se présenter officiellement et s’identifier. Les prénoms sont très nombreux et variés, mais n’ont que rarement de symbolisme. Celui-ci est réservé aux surnoms, qui ne sont pas tous des adjectifs ou des titres, mais parfois forment un nom composé, dans ce cas-là ayant une référence symbolique, folklorique ou mythologique.

Les enfants de moins de trois ans, et les esclaves n’ont « pas de nom ». Les lossyans, comme nous en avons parlé plus haut, les considèrent comme étant dépourvus de Vertu de Terre, et donc, pas véritablement « humains ».

Pour les enfants, il s’agit surtout de coutumes destinés à accepter le risque élevé de mortalité infantile, et donc, de ne pas leur accorder une trop grande place dans la société tant qu’ils n’ont pas passé le cap risqué des trois ans. Même si mourir de maladie, ou d’accident après trois ans, reste encore tout à fait présent.

Pour les esclaves, c’est simplement parce que leur nom, comme le reste, ne leur appartient pas. On donne aux esclaves des noms symboliques et représentatifs, qui peuvent changer de propriétaire en propriétaire, voir au gré de l’humeur des maitres, et il est rare que ceux-ci conservent leur nom d’origine.

Le nom des enfants, même s’il est choisi à leur naissance, et utilisé immédiatement, leur est donc donné officiellement au cours d’une fête cérémoniale et joyeuse à leur troisième anniversaire. Le plus souvent cette cérémonie de baptême a lieu dans le cadre des temples du Concile ou avec un ordinatori pour bénir l’événement. Et le nouvel enfant nommé est alors présenté publiquement à tous sa famille et aux proches, pendant la cérémonie, où est déclamé son nom par tous les siens.

Les unions et le mariage :

Les lossyans ont une grande affection et un intérêt notable aux contes, récits et œuvres théâtrales et musicales sur le thème de l’amour et de la romance. Mais en règle général, pour eux, « l’amour, c’est pour les enfants ». Le sentiment amoureux n’est pas quelque chose de mauvais en soit, mais il tend à rendre puérile, déraisonnable et plus grave encore, peu soucieux de l’honneur.

Les lossyans ont donc avec ce sentiment un rapport prudent et mitigé, même s’ils l’apprécient sous forme de fictions, et l’honorent dans leurs créations artistiques. Il a tendance à provoquer drames et catastrophes selon eux, et dans la mesure où tout le monde le considère bel et bien ainsi, et que les mariages sont plus affaires d’alliances de familles et de transactions, parfois prévus dès l’enfance des futurs époux, il s’avère que c’est souvent le cas.

Les lossyans de culture concilienne sont en règle générale monogames. Chez les étéocliens, les mariages ne sont pas une affaire religieuse, et même si certains demandent la bénédiction d’un prêtre, ils ne font pas appel à l’Eglise et ses temples. Seuls les plus grands mariages parmi l’aristocratie, et les dirigeants des cités font ainsi donc exception, mais surtout pour des raisons de prestige. Par contre, tous les mariages sont fêtés publiquement, lors de festivités familiales qui le plus souvent regroupent toute la communauté locale : les familles, les voisins, les amis… et personne ne vient les mains vide, aussi bien pour participer au banquet, qu’offrir au couple de quoi commencer leur installation.

La coutume est assez similaire chez les athémaïs, et à Armanth, mais ici, elle chapeauté par de vielles coutumes et superstitions chargés de bénir l’union et lui porter chance et bonheur. La cérémonie d’union et le vœu du mariage est le plus souvent faite dans un espace consacré, ou face à la mer, par un ancien ou une ancienne connaissant ces rites ancestraux. Et on ne demande jamais la participation de l’Eglise. Les ordinatori évitent d’ailleurs d’y assister, même si ces rites sont tolérés par le Concile. Le plus souvent les époux sont gardés isolés de toute leur famille, et de leur futur conjoint, pendant trois jours, avant le moment ultime de la cérémonie. C’est uniquement leur parent le plus proche qui veille avec eux. La coutume veut que l’épouse soit voilée, pour qu’elle ne puisse voir plus loin que ses pieds le temps de la cérémonie. Mais parfois cela dure pour toute la fête qui suit, la femme devant se laisser donc, presque aveugle, guider par son nouvel époux pour le reste de la journée. La fête de mariage est tout aussi joyeuse et enthousiaste, et débordante de présents, que celles d’Etéocle.

En général donc, les mariages sont festifs, et l’occasion pour tout le monde de passer un bon moment qui soude familles et communautés. Après ce rituel changent énormément selon les lieux, les régions les villes, et même les principes de la monogamie ne sont pas toujours respectés, surtout dans l’Hemlaris dont les héritiers des plus grands clans, et de la famille impériale collectionnent épouses, concubines et esclaves, parfois tant mêlés qu’on aurait du mal à faire la différence.

En théorie, un mariage est à vie, sauf si l’époux, selon les principes du Concile, répudie son épouse (ou l’asservit ou la tue… oui, il le peut, aussi déshonorant et risqué que ce soit). Et c’est clairement ainsi que cela se passe du coté de l’Hégémonie d’Anqiménès et pratiquement pareil dans l’Empire d’Hemlaris. Il y a un peu plus de souplesse avec ces principes dans les Plaines d’Etéocle, et dans les cultures des archipels des Mers de la Séparation, mais une séparation des époux reste toujours difficile, dramatique, et en général, très mal vécu par tout le monde. La répudiation est d’ailleurs tout aussi mal vue chez les étéocliens, et les teranchen sauf si l’époux défend sur son honneur de bons arguments à sa décision. Et elle ne se fait pas sans un dédommagement au moins modique de l’épouse répudiée. La notion de divorce n’existe que dans l’Athémaïs, où elle est admise, bien que là encore mal vue. Mais une femme qui demande la rupture du mariage l’obtient en général, soit si elle a de bons arguments (violences conjugale, adultère, et autres déshonneurs de l’époux), soit en payant un dédommagement, si l’époux l’accepte.

L’héritage passe en général toujours par les enfants mâles, et se divise de manière inégale entre l’ainé et les autres fils. Là où le principe du patriarcat est absolu, les filles n’héritent de rien, mais plus on va vers le Sud, plus elles reçoivent selon l’héritage une part, qui bien que modeste, est chargée de subvenir à leurs besoin au mieux. Pour les filles le fait est que la dot des promesses de mariages, qui parfois se font entre deux familles alors que les futurs époux sont seulement enfants, remplace l’héritage. Les mariages sont souvent des unions d’alliance et d’intérêt, et on bataille âprement, voire même devant des juristes et des experts-comptables, dans les grandes familles, pour décider de la dot, et des avantages et intérêts des deux parties. Pour rappel une dote est destiné au nouveau ménage qui se formera grâce au mariage. Mais l’homme étant le chef de famille, c’est lui et sa famille qui avant tout en aura l’usufruit.

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2 pensées sur “Folklores, superstitions et coutumes, partie 1

  • 02/01/2015 à 11:44
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    Toujours aussi passionnant, Axelle ! Bises !

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  • 02/01/2015 à 11:45
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    Merci tout plein ! C’est pas toujours aisé à rédiger, je dois parfois chercher un peu, surtout pour cette partie là.

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