Qu’est-ce que le Da Vinci-Punk ?

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Ce qui suit est ma définition personnelle de ce néologisme qui fut cité par Stéphane Gallay la première fois, pour décrire le monde de Loss, et que j’ai conservé tant il collait idéalement à mon idée de ce monde et de mon roman. Comme il n’y a aucune définition du terme nulle part, je m’offre le plaisir d’en rédiger la première en français tout du moins.

Le Da Vinci-Punk en tant que sous-genre de fantasy, et thème littéraire et de jeu de rôle est l’idée que la première révolution industrielle a eu lieu en même temps que la première révolution scientifique de la période historique Européenne qu’on nomme la Renaissance, quand ce qui ne furent que des idées dans notre monde devinrent des réalités dans une uchronie où elles furent toutes exploitées et mises en circulation.

Supposez que toutes les merveilles du Codex Atlanticus de Leonardo Da Vinci soient devenus des réalités employées et appliquées à son époque ? Supposez que cela soit arrivé pour d’autres grands penseurs et génies universalistes de cette période si fructueuse intellectuellement de l’histoire humaine ? Supposez enfin qu’un dernier coup de pouce, que ce soit sous une forme de magie ou d’une physique étrange (comme le loss-métal, l’unobtainium présent dans Les Chants de Loss et qui peut générer électricité, magnétisme et lévitation), fournisse les moyens d’alimenter en énergies ces merveilles de technologie ?

Le Da Vinci-Punk, c’est la super-technologie faite de bois et d’engrenages, de tôles de cuivre et de toiles grossières. Ici, point d’interface homme-machines, ni de moteurs à vapeur ou de grand dirigeables dans un siècle de charbon et d’industrie galopante ; mais des navires à voiles, fidèlement proches des grands galions et caravelles lévitant dans les cieux au dessus de chars à roues blindés de bois épais et munis de canons à poudre noire, ou à impulsion magnétique. Pas de télégraphes ou de machines de Babbage, ni de fil de cuivre isolé, mais des armes électriques et de grandes machines tirant leur force du vent et de l’eau au grincement du bois et des toiles dans des ateliers familiaux éclairés aussi bien à la bougie, qu’à d’artisanales lampes à arc.

On y sent encore le poids du moyen-âge qui n’est guère si loin, mais on y voit poindre le progrès et ses merveilles, et ses premières horreurs. C’est un âge de savants ingénieurs et artistes, expérimentateurs aussi bien qu’architectes, où on ne distingue pas l’art de la science en une seule et unique pensée de comprendre la nature et son sens en un tout qui ne sait séparer l’esthétique de la pensée cartésienne.

Voici ce qu’est le Da Vinci-Punk, l’age de la Renaissance et des grandes découvertes dans une fantasy débridée qui occulte volontairement les limites physiques des sciences et techniques de ce temps, pour n’en garder que les prodiges de sa magie.

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7 pensées sur “Qu’est-ce que le Da Vinci-Punk ?

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